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27 chefs Penans critiquent le groupe ACCOR

27 chefs Penans critiquent le groupe ACCOR

27 chefs Penan habitant dans la forêt pluviale du Sarawak ont remis une lettre à Gilles Pélisson, CEO du groupe français ACCOR. Dans leur missive, les représentants des autochtones de Bornéo protestent contre la collaboration d'ACCOR avec le groupe forestier malais Interhill, lequel a gagné sa mauvaise réputation en saccageant la forêt pluviale tropicale du Sarawak.

Les Penan demandent au CEO d'ACCOR Gilles Pélisson de cesser le soutien apporté à Interhill, car l'entreprise pille les forêts pluviales des Penan et les exploite de façon non durable. La lettre publiée ce jour porte les empreintes du pouce et les noms de 27 chefs Penan et de 50 autres représentants communaux.

«Interhill abat les arbres de notre forêt pluviale contre notre volonté et sans notre accord», écrivent les chefs Penan. Et de continuer: «Sans forêt, nous les Penan ne pouvons pas survivre.»

Les Penan accusent Interhill d'avoir pollué leurs fleuves et critiquent le fait que les bûcherons ne montrent aucun respect pour leurs traditions. «Voilà pourquoi nous allons prochainement déposer une plainte contre Interhill» font-ils savoir.

Accord est le premier groupe européen de la branche du tourisme. Il construit en ce moment l'hôtel contesté de 388 chambres Novotel Interhill à Kuching, la capitale du Sarawak, en partenariat avec Interhill. Selon les termes d'ACCOR, le groupe de bûcheronnage malais se serait engagé en mars 2009 à respecter des standards sociaux.

Cependant, d'après les compte-rendus des Penan, la situation des communes de la forêt pluviale harcelées par les bûcherons ne s'est toutefois en rien améliorée: «Beaucoup d'entre nous souffrent de troubles de santé graves par suite des coupes de bois. La perte des zones de pêche a de lourdes conséquences et la chasse est devenue beaucoup plus difficile.»

Cliquez ici pour voir la lettre des chefs Penan: www.stop-interhill.com/resources

(28 avril 2009)

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«On m'a arrêté deux fois pour participation à l'édification de barricades routières. Les sociétés d'exploitation reviennent constamment à la charge. C'est un gros problème.»
 
by moxi