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Action de protestation internationale contre le soutien du Crédit Suisse au groupe malais de bois

Action de protestation internationale contre le soutien du Crédit Suisse au groupe malais de bois

Une annonce paraissant le vendredi 9 mars 2007 dans l’édition mondiale du «International Herald Tribune» se fait l’écho de 37 associations actives dans la protection de l’environnement et des droits de l’homme. Les organisations, représentant 18 pays, protestent contre la cotation en bourse du groupe malais actif dans les bois tropicaux Samling Global Ltd. L’annonce d’un quart de page en appelle les investisseurs et les banques à ne pas contribuer au financement de l’entreprise Samling. Celle-ci est en effet non seulement responsable de la destruction de vastes étendues de forêts pluviales tropicales, mais elle est également en conflit permanent avec les populations indigènes vivant dans ses concessions.

Le groupe Samling exploite actuellement des concessions pour une surface totale de quelque 4 millions d’hectares de forêt pluviale tropicale (un peu moins de la surface de la Suisse), en Malaisie et dans l’État de Guyana. Samling pénètre en ce moment dans les dernières zones de forêts primaires intactes de l’État malais du Sarawak, où elle rencontre la résistance du peuple indigène Penan. Dans l’État de Guyana, Samling est sous les feux de la critique en raison du non-respect des droits des indiens de la forêt vierge et suite à sa pratique d’abattage sans égard pour l’environnement. Par le passé, Samling et ses propriétaires ont déjà participé à des coupes de bois illégales au Cambodge et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Cette action de protestation internationale augmente la pression sur le Crédit Suisse qui, à titre de «Global Coordinator», est le principal responsable de l’entrée en bourse de Samling. «À nos yeux, la collaboration du Crédit Suisse avec Samling est incompatible avec les directives d’entreprise en matière de durabilité récemment adoptées par la banque», explique Lukas Straumann, directeur du Bruno-Manser-Fonds. «Des entreprises telles que Samling, qui sont en conflit avec les peuples indigènes et exploitent leurs ressources sans leur autorisation, ne doivent en aucun cas être récompensées sur les marchés financiers», ajoute Christoph Wiedmer de la Société pour les peuples menacés.

Le 23 février, une rencontre entre le Crédit Suisse et des représentants des associations environnementales et des droits de l’homme n’avait débouché sur aucun résultat. La banque a fait savoir à ses clientes et à ses clients inquiets qu’elle prenait au sérieux les réserves exprimées. Mais elle n’est pas disposée à prendre des mesures concrètes.

(11 Mars 2007)

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«On m'a arrêté deux fois pour participation à l'édification de barricades routières. Les sociétés d'exploitation reviennent constamment à la charge. C'est un gros problème.»
 
by moxi